Chapitre 4

Chapitre 4


Ma tête est lourde. Et je ne cesse de me retourner dans notre lit, tirant toujours un peu plus les draps de mon côté. J'entends rapidement Tom protester. Tant pis pour lui, j'ai vraiment trop froid.

Nous avions passé la soirée précédente à ranger le contenu de nos valises. Il n'y avait pas grand-chose, Tom ayant déjà fait expédié les meubles que nous souhaitions emmener avec nous, bien avant notre départ.

Nous avions donc retrouvé dans ces grandes pièces vides, des objets familiers, qui avaient ornés notre ancien appartement. Une petite vague de nostalgie s'était alors emparé de moi, alors que je pensais à nos deux dernières années de « colocation ».

Deux années passées dans un petit F2, en plein centre de Berlin. Prétextant des économies de loyer à nos parents, nous avions pût vivre ensemble, tout en continuant nos études.

Tom avait intégré le conservatoire, tandis que je préparais mon entrée dans une grande école de commerce.

C'est cette vie que nous avons dû laisser derrière nous. Personne n'avait compris les raisons de notre départ précipité, mais que pouvions-nous dire ?

De toute façon, aujourd'hui mes priorités sont ailleurs. Ma vie, désormais, ne s'articulera plus qu'autour de deux personnes : Tom et le bébé.

J'enroule encore d'avantage le drap autour de moi, lorsque je sens Tom se lever pour se diriger vers notre penderie. Je l'observe alors prendre une couverture pour la déposer sur mon corps frigorifié.

Une onde de chaleur me traverse immédiatement. « Ca va mieux comme ça Bill ? ». J'acquiesce, refermant déjà les yeux. A peine ais-je le temps de sentir le corps de Tom se coller au mien, que je retombe dans les limbes du sommeil.

[...]

Le soleil du petit matin éclaire la cuisine de notre appartement, et le sol du carrelage est glacé sous mes pieds. Je m'avance lentement vers la table où se trouver assis mon jumeau, en pleine lecture du New York Times.

En me voyant arriver, emmitouflé dans un de ses T-shirts trop grand, les yeux ensommeillés, il esquisse un petit sourire. « Je t'ai préparé des pancakes, Bill ».

Hum. J'ai parfois l'impression d'être une oie que l'on engraisse. Depuis l'annonce de ma grossesse, Tom s'est mit dans l'idée de me faire prendre quelques kilos. Il me trouve beaucoup trop maigre, et pense que ce n'est pas bon pour le bébé.

Mais je n'y peux rien moi, si je n'ai pas faim. Mon organisme est ainsi constitué. Je me force donc un peu, histoire de lui faire plaisir.

Je le vois alors m'apporter une pleine assiette de crêpes épaisses, recouvertes de sirop d'érable. Avant de déposer devant moi, un bol de thé en pleine infusion.

La vision de tout ce glucose, m'écoeure tout simplement. Mais pour faire bon usage, je grignote les coins de pancakes les moins inondés de ce sirop collant.

Je vois Tom froncer les sourcils devant mon manque d'appétit. Je redouble donc de volonté pour venir à bout de cette montagne de crêpes.

D'accord, il n'y en a que quatre, mais bon des pancakes au petit déjeuner...vous avez déjà essayé vous ?

[...]

Je suis posté devant notre baie vitrée et j'observe l'animation des rues qui se trouvent en dessous de moi. Tom a bien fait de choisir un appartement au 15ème étage. La vue est vraiment superbe.

A vrai dire, je ne me suis pas beaucoup investit dans le choix de cet appartement. Ni dans tout les préparatifs de notre départ. Ce dernier mois est passé si vite...

Dès que nous avons obtenu notre rendez vous avec l'obstétricien, il nous a fallut prévenir nos parents, et surtout régler le problème de nos études.

Je ne pouvais continuer ma prépa commercial, et Tom a dût abandonner le conservatoire.

Et pendant qu'il réglait problèmes administratifs et problèmes de passeports, je restais prostré dans notre appartement, complètement abasourdi par la situation.

Mais il est temps pour moi, de m'investir d'avantage dans notre nouvelle vie. Je dois cesser de me reposer inlassablement sur Tom.

Et pour cela, il faudrait commencer par mieux connaître cette ville. Je me tourne alors vers mon jumeau, avachi dans le canapé en cuir. « Tom, un tour dans Central Park ça te dis ? ».

[...]

Nous venons de sortir du métro, et nous traversons un passage piéton avant d'entrer dans le parc. Les grands arbres amortissent le bruit de la circulation environnante. Un véritable oasis de verdure en plein Manhattan.

Je m'avance d'un pas léger à travers les allées en gravier rouge. Tom me suit rapidement, enfilant un pull pour faire face à la fraîcheur qui règne à l'ombre des platanes.

Après un peu plus d'un quart d'heure de marche, nous nous arrêtons sur un petit banc en bois, au bord du principal plan d'eau du parc : le Réservoir Jacqueline Kennedy-Onassis.

Nous pouvons alors observer un artiste peintre, qui profite de la luminosité du lieu, pour finir de peindre sa toile.

Je vois les yeux de Tom s'illuminer. Il a toujours aimé l'art, sous toutes ses formes. Même si aujourd'hui, il a choisi sa voie : il souhaite devenir compositeur.

J'admire ses traits fins si semblables aux miens, ses joues rougies par l'air vif de cette fin de matinée.

« Tomi...le conservatoire te manque? ». Il semble surpris par ma question, et dans un mouvement qui se veut rassurant, caresse gentiment ma joue.

« Un peu...mais il y a plus important pour moi, à présent ». Un sourire franc se dessine sur son visage. Mais malgré ce sourire éclatant, je ne peux m'empêcher de penser à ce qu'aurais ressemblé sa vie, si il n'y avait pas eu le bébé.

Et la réponse à cette question est douloureuse : il n'aurait pas dû renoncer à son rêve. Il aurait vraiment pût percer dans le métier, son talent est évident.

Une boule se forme dans ma gorge. Je sais qu'il ne me reprochera jamais tout cela, mais je réalise peu à peu, tout les sacrifices que nous avons dû faire, et tout ceux que nous devrons encore faire, à l'avenir.

Je m'agrippe alors à son pull, plongeant ma tête dans son cou, pour tenter d'apaiser mes craintes. « Eh Bill... ».

Les mots sont à cet instant, inutiles. Il sait parfaitement à quoi je pense. Il se contente donc de caresser lentement mon dos, tentant de faire cesser les larmes qui créent des méandres sur mes joues.

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Voilà, première séquence émotion xD

Merci pour vos commentaires, jespère que la suite ne vous décevra pas trop =)

La suite est écrite...la rencontre avec l'obstétricien ca vous tente ?

Bisous<33
Lucy**

# Posté le vendredi 22 février 2008 13:13
Modifié le samedi 23 février 2008 14:21

Chapitre 5

Chapitre 5


Le léger vent qui s'est abattu sur la 9ème avenue, dissipe la fumée noire des pots d'échappement. Nous sommes sur le trottoir et j'observe avec amusement les voitures me dépasser à toute vitesse.

Le flot de véhicule ne tarit pas, les taxis aux couleurs de New York se succédant dans une danse effréné. Tom me presse d'avancer, je crois qu'il n'apprécie pas vraiment toute cette agitation.

« Bill, nous allons être en retard ! ». Pas d'affolement Tomi, nous y sommes presque. Presque où ? Et bien nous allons arriver dans quelques minutes devant le cabinet de mon futur obstétricien.

Enfin, encore faut-il qu'il accepte de s'occuper de mon cas. Nous serons fixer dans peu de temps.

Nous arrivons finalement devant un bâtiment dont la façade est constituée de grands panneaux de verre translucides. Me tirant de ma contemplation, Tom s'avance vers le hall d'entrée, me traînant à sa suite.

Nous nous adressons alors à l'hôtesse d'accueil qui nous dirige vers le 8ème étage.

Et alors que nous voyons les étages défiler sur le petit panneau numérique, je serre fort la main de Tom dans la mienne. Il me regarde tendrement et tente de me rassurer : « Il ne va pas te juger Bill. Au contraire, il pourra t'aider à mieux comprendre la situation »

C'est vrai, que jusqu'ici personne n'avait été capable de m'expliquer la raison de ma grossesse. Nous avions fait des recherches sur l'hermaphrodisme, mais d'après les bouquins, mes organes génitaux féminins n'auraient jamais dû fonctionner.

Je n'aurais jamais dû pouvoir tomber « enceinte ». Tom m'avait alors fait remarquer avec que je devais être la « nouvelle déesse de la fertilité ». Nous étions à table et j'avais failli m'étouffer avec mes petits pois.

Bien sûr, nous essayons de garder notre humour, mais il n'empêche que j'ai parfois la désagréable sensation de ne pas être « normal ».

Tom comprend parfaitement ce sentiment et c'est pourquoi il a fait des pieds et des mains pour que je puisse rencontrer ce médecin. Il pense qu'il pourra m'aider à mieux accepter ma particularité, en répondant à toutes mes interrogations.

[...]

Nous sommes dans la salle d'attente. Et le bruit de l'aiguille de l'horloge ne fait qu'accroître mon angoisse. Tom finit quand à lui le bouquin qu'il avait commencé à l'aéroport, ayant renoncé depuis longtemps à essayer de me calmer.

Son visage serein ne fait que m'énerver d'avantage. Nous sommes là depuis plus d'une demi-heure et ma patience commence vraiment à atteindre ses limites.

« Tomi... ». Mes doigts pianotent furieusement contre l'accoudoir de mon siège, mes ongles s'enfonçant dans le tissu. Je lui lance un regard équivoque, et au moment même où il s'apprête à parler, la porte qui est en face de nous s'ouvre.

Apparaît alors un homme d'une quarantaine d'année, aux cheveux grisonnant. Il nous adresse un sourire chaleureux, et la tension accumulée dans chacun de mes muscles, s'atténue peu à peu.

[...]

« ...Il a alors déclaré que Bill était « enceinte » ». Tom vient de finir d'expliquer ma situation à l'obstétricien. Je ne m'en sentait pas capable, et j'ai donc pû l'observer prendre des notes tout au long du récit de mon jumeau.

Je meurs d'envie de lire les quelques lignes écrites cette feuille de papier, mais je n'ose pas bouger, me contentant de rester sagement assis sur cette chaise.

Il se racle alors la gorge avant de prendre la parole. Sa voix est mesurée, il sait que je suis dans une situation délicate, il est donc préférable de ne pas me brusquer.

« Bien, Bill, je suppose que tu sais que tu es hermaphrodite. Tu possède donc des gonades fonctionnelles capables de produire des gamètes mâles et femelles »

J'acquiesce, je me rappelle très bien des quelques paragraphes que j'avais lus à la bibliothèque avec Tom.

« Tes gonades présentent donc à la fois, des structures ovariennes et des structures testiculaires. Ce qui explique que tu possèdes également un utérus. On parle de bisexualité gonadique »

Je sens la main de Tom venir se poser sur la mienne, il sait que ce n'est pas un moment facile à passer sur moi, même si cela est nécessaire.

« Cependant, dans la plus grande majorité des cas, ces organes féminins internes ne sont pas fonctionnels, car tu possèdes avant tout un caryotype mâle, avec des chromosomes sexuels X et Y »

Oui, génétiquement je suis bien un homme. Même si mon corps semble en avoir décidé autrement.

« Je t'avoue Bill, que ton cas est très rare. A vrai dire je n'ai rencontré qu'une seul autre personne dans ton cas »

La main de Tom se resserre sur la mienne. Une autre personne aurait vécu la même chose que moi ? Et aujourd'hui comment...

Mais l'obstétricien coupe court à tous mes espoirs en finissant son récit : « Mais cette personne a décidé de ne pas garder l'enfant »

Je me crispe. Evidement, c'est une décision tellement difficile à prendre. « Il a donc avorté ? »

Il hoche la tête. « Peu après que ton frère m'ait contacté, j'ai fais appel à un grand nombre de mes collègues, afin de savoir si il n'avait pas connu d'autres cas similaires au tien. Malheureusement, leurs réponses furent négatives ».

Je me tasse sur mon siège. « Je ne peut qu'imaginer combien cette situation doit être dur à vivre pour toi Bill. Mais je voudrais néanmoins savoir si tu as pris une décision définitive concernant le bébé ? ».

Ma main tremble dans celle de Tom, mais je tente de garder une voix assurée. « Je...nous...nous voulons garder l'enfant ».

Le médecin garde un visage impassible, avant d'esquisser un sourire. « Tu prends une décision très courageuse. Mais il faut que tu prennes conscience, que dans l'état actuel des choses, nous ne pouvons pas prévoir les conséquences qu'entraîneront cette grossesse sur ton organisme ».

Mon estomac se serre douloureusement alors qu'il poursuit ses explications « Nous connaissons parfaitement le déroulement de la grossesse d'une femme. Mais jamais nous n'avons pût observer ce phénomène chez un homme. Nous ne pouvons donc pas t'assurer que cette grossesse arrivera à son terme normalement »

Les larmes me montent aux yeux. Le bébé...notre bébé viendra t'il au monde un jour ? Toutes ces paroles fragilisent mon espoir, de pouvoir un jour, le tenir dans mes bras. Je me sens complètement désemparé. Je ne supporterais pas de le perdre...

En voyant mes épaules s'affaisser, Tom bondit de son siège pour venir s'agenouiller devant moi, me prenant délicatement dans ses bras. « Bill...shut Bill, tout ira bien...Bill... Bill je t'aime, tout se passera bien »

Je me calme lentement, mon mascara laissant des traînées noires sur le col de son T-shirt.

Lorsque je relève la tête je vois l'obstétricien me regarder avec un regard désolé. « Excuse-moi Bill, je ne voulais pas te blesser...mais je ne veux rien te cacher de ta situation »

J'acquiesce lentement. Il a raison, il ne faut pas que je me berce d'illusion, ma situation est unique et nous ne pouvons pas prévoir ce qu'il va arriver.

Il poursuit. «Tu es actuellement « enceinte » de 6 semaines d'après la première échographie. Je pense qu'il est préférable de nous revoir dans deux semaines environ, lors de ta 8ème semaine de grossesse. Nous pourrons alors faire une deuxième échographie »

Tom acquiesce à son tour, et après avoir l'avoir remercier de nous avoir accordé un entretien, nous quittons sans plus attendre son bureau.

Dans l'ascenseur, mon premier réflexe est d'enfiler des lunettes noires pour tenter de cacher mes yeux rougis, et quelques instants plus tard, nous sortons du bâtiment.

_____________________________________________

Hum, je met la suite en même temps, je pense que les deux chapitres sont un peu liés.

J'ai essayé de trouver des informations sur l'hermaprodisme, mais bien évidemment la situation de Bill n'existant pas dans la vie réelle, j'ai fais comme j'ai pû (merci encyclopédia universalis --').

Si vous voyez des erreurs au niveau scientifique n'hésitez pas à me le signaler =)

Bon chapitre un peu moins "guimauve" que les autres, mais nécessaire à la poursuite de la fiction.

Bisous<33
Lucy**

# Posté le samedi 23 février 2008 10:38
Modifié le dimanche 24 février 2008 09:26

Chapitre 6

Chapitre 6


L'air frais de l'extérieur, contraste avec la chaleur artificielle du bureau de l'obstétricien.

Je laisse le vent attaquer la peau sensible de mon visage, avec l'espoir que cette brutale caresse, puisse emmener avec elle mes doutes et mes angoisses.

Mais rien n'y fait, la douleur sourde dans mon estomac ne s'en va pas. Je prends alors la direction de notre appartement, tentant de mettre un peu d'ordre dans mes pensées en bataille.

Tom me suit en silence. Il sait que cette « discussion », c'est avec moi-même que je dois l'avoir.

Car même si sa présence à mes cotés est d'une constance inégalable, c'est moi qui vivrait la partie la plus difficile de cette grossesse.

Car c'est moi, qui dans quelques mois, commencerais à sentir le bébé bouger. Moi qui m'habituerais peu à peu à sa présence. Et moi qui peut être, un jour, ne pourrais plus le sentir dans mon ventre.

Je dois me faire à cette idée. Je dois accepter la possibilité de le perdre. Mais comment accepter quelque chose que l'on redoute autant ? Comment se faire à l'idée du pire ?

Je croyais avoir du courage. Je croyais pouvoir me battre. Mais je ne me reconnais plus. Je ne sais plus où sont mes limites. Je ne sais pas jusqu'à quand, je pourrais encore garder la tête froide.

Progressivement, je ralentis mon allure, jusqu'à me stopper devant un passage piéton. Je sens Tom arriver derrière moi, et je me retourne, plaquant mon petit corps tremblant entre ses bras.

Oui, je serais fort. Je vais devoir l'être, pour moi et pour le bébé. Et alors que Tom dépose quelques baisers sur le bout de mon nez rougi, je réalise qu'il faudra également que je reste fort pour lui.

Mais pour l'instant, je ne souhaite qu'une chose : profiter du calme que m'offre la chaleur de son corps, et le battement de son c½ur contre le mien.

[...]

Après avoir mit fin à notre étreinte, Tom m'a proposé d'aller prendre une boisson au Starbuck Coffee qui se trouve à l'angle de notre rue.

J'ai rapidement accepté, et nous voilà devant le comptoir en bois, essayant de faire notre choix parmis la longue liste de boissons proposée.

Mais je réalise bien vite que mon choix va être quelque peu restreint : je n'ai plus droit de boire de caféine. Je regarde donc avec envie, un client déguster un frapuccino caramel, avant de m'adresser au serveur.

« Un chocolat chaud et ... » Je me retourne vers Tom, l'interrogeant du regard. « La même chose que toi ». « Deux chocolats chauds alors, s'il vous plaît ! »

Je récupère les précieuses boissons avant de me diriger vers Tom. Le café est bondé, mais nous arrivons à trouver une petite table en fer forgé, situé derrière la vitrine.

A travers celle-ci, nous observons le ballet incessant de la population New Yorkaise. Les anonymes se croisent, se frôlent, se touchent mais ne s'accordent jamais un seul regard.

Et lorsque je repose mes yeux sur mon jumeau, je prends conscience de la chance que j'ai de l'avoir là, près de moi. Je ne ressentirais sans doute jamais un tel sentiment de solitude. Car Tom est là.

Me voyant sourire, il serre affectueusement ma main qui était posé sur la table. Puis il me fixe quelques instants, avant de déclarer d'une voix hésitante : « Bill...je voudrais que tu m'accompagnes chez Barnes & Noble »

[...]

Nous arpentons le macadam depuis de longues minutes, lorsqu'enfin, nous arrivons au niveau de la 6ème avenue, où se tient la célèbre librairie.

Tom m'entraîne sans plus attendre à l'intérieur, et nous longeons les allées du grand magasin, nous faufilant à travers la foule. Je ne sais pas exactement dans quel rayon il souhaite aller, même si je peux facilement le deviner.

Après avoir dépassé les étalages de romans, de BD et autres livres de cuisine, nous arrivons finalement dans la section « médicale ». Et en le voyant se diriger vers les livres de maternité, je comprends que ma première intuition était la bonne.

J'aperçois alors une femme enceinte en train de feuilleter un ouvrage, et je ne peux détourner mon regard de son ventre plus que rebondi. D'un geste lent, elle repose son livre, avant de caresser pendant quelques instants son ventre, son autre main posée sur sa hanche.

Je remarque qu'elle semble avoir quelques difficultés pour se déplacer, mais son visage est radieux. Elle resplendit et son bonheur est évident. Je vois alors un jeune homme la rejoindre, lui prenant la main pour l'emmener vers la sortie.

J'intercepte leur regard. Ce regard...il est identique à celui que nous partageons Tom et moi. Une petite étincelle en moins : celle qui n'appartient qu'à nous.

Plongé dans mes pensées, je sursaute en sentant Tom poser sa main sur mon épaule. Il me souffle alors à l'oreille : « Nous aussi, nous aurons droit à ce bonheur Bill ».

Puis après avoir déposé un léger baiser sur ma joue rougie, il va s'asseoir dans un des fauteuils club en cuir vert, situé dans le coin lecture de la librairie.

Je m'installe confortablement sur ses genoux, callant mon dos contre son torse, et nous commençons à feuilleter les ouvrages qu'il a sélectionné, aux titres aussi évocateurs que : « A quoi s'attendre quand on attend un enfant », « Le guide de la femme enceinte », ou encore « Je suis enceinte et je suis perdue ».

Ce dernier titre m'arrache un sourire : oui je suis bel et bien perdu, mais je ne demande qu'à apprendre.

Et j'ai l'impression que le fait de parler du bébé avec Tom, de voir des images de l'évolution du petit embryon, ou encore de réaliser qu'il ne mesure actuellement que 18 mm, à peine la taille d'un haricot... oui tout cela m'aide à le faire Exister.

Certes, cette existence est fragile, mais à cet instant, dans cette librairie, alors que Tom pose délicatement sa main sur mon ventre encore plat, je sens qu'il est là, avec nous.

Et je ne voudrais en aucun cas que cela change un jour.

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Voilà, petit chapitre de transition, la suite est en cours d'écriture =) Je voulais vous remercier pour tout vos gentils commentaires <33

J'ai beaucoup hésité avant de me lancer dans cette fiction, et je suis ravie de voir que vous êtes au rendez-vous !

J'espère que cela vous plait toujours =)

Bisous<3
Lucy**
# Posté le lundi 25 février 2008 17:42
Modifié le mardi 26 février 2008 05:47

Chapitre 7

Chapitre 7


Je suis blotti dans une couverture, confortablement installé dans le canapé de notre salon. Le petit matin se lève, et à travers la baie vitrée, je regarde New York reprendre vie.

Les hommes pressés se bousculant dans la rue, les vendeurs de journaux levant la devanture de leur kiosque, les baguels tout juste sorti du four. Le crissement de roues contre le goudron encore froid, les pigeons picorant le vide au bord du trottoir.

Toute cette nouvelle vie que je vais devoir apprivoiser.

Je n'ai pas beaucoup dormi, encore un peu déstabilisé par notre rendez-vous de la veille. Et j'ai finalement décidé de me lever plus tôt, laissant Tom sommeiller quelques heures supplémentaires.

Ma tasse de thé est brûlante entre mes mains, et je profite de cette source de chaleur.

J'aperçois alors sur la table en verre qui me fait face, le manuel « Je suis enceinte et je suis perdue ». Tom a insisté pour que nous l'achetions, et après mûre réflexion, je pense qu'il a eu raison.

Nous n'avions pas été préparés à l'idée de devenir parents. Nous étions jeunes et nous n'aurions jamais imaginés devoir endosser une telle responsabilité aussi rapidement.

Et comment aurions-nous pût le prévoir ? Tom n'avait pas touché à une fille depuis plus de 3 ans, et moi... moi je n'ai jamais pût en toucher une seule.

Quoi qu'il en soit, nous allons devoir rattraper ce retard, et j'espère que ce livre va nous y aider. Je tourne les pages de l'ouvrage, débutant ma lecture du chapitre intitulé « Le budget de la première année ».

Le budget : nous en avions parlé avec Tom, mais sans vraiment nous y attarder, trop occupés à emballer nos affaires dans des cartons en direction du pays de l'American Way of Life.

Nos parents avaient accepté de prendre en charge le loyer de l'appartement, ainsi que le paiement des factures. Pour le reste, c'était à nous de nous débrouiller.

Mais ce n'était pas vraiment un problème. Depuis 3 ans, Tom travaillait pendant ses vacances dans un petit restaurant, mettant de l'argent de coté pour s'offrir une Gibson. Quant à moi, mes talents linguistiques m'avaient permis de travailler régulièrement à l'office touristique de Berlin.

Nous avions donc une petite réserve devant nous. Mais d'après les quelques lignes que je venais de lire, cela risquait de ne pas être suffisant...

J'entends alors Tom claquer la porte de notre chambre, et en me retournant, je le vois s'avancer vers moi d'une démarche incertaine, encore à demi plongé dans le pays des songes. « Tomi ? »

Il se frotte les yeux avant de venir s'asseoir sur le canapé, plongeant sa tête dans mon cou avant de murmurer contre ma peau : « Je t'ai pas entendu te lever... ».

Ses yeux sont encore fermés et je dépose de légères caresses sur son avant-bras, en attendant qu'il finisse de se réveiller.

[...]

Tom est dans la cuisine, en train de me préparer des tartines. Quant à moi, je suis toujours plongé dans mon bouquin, en train de faire mentalement une liste de tout ce qu'il va falloir acheter pour l'arrivée du bébé.

Au premier coup d'½il, la liste me semble interminable. Heureusement, Tom arrive avec ses assiettes de muffins tartiné de confiture à la framboise.

Et pour la première fois, j'ai ressens le besoin de manger ces petits toasts. Tom est surpris, mais ne cache pas sa joie en me voyant mordre allégrement dans ma tartine. « Enfin, tu prends de l'appétit ! ».

Je le regarde étonné, avant de réaliser que je suis en train de finir l'assiette de muffins, n'en laissant pas la moindre miette à mon jumeau. « Désolé Tomi ».

« Idiot ! »Il m'ébouriffe les cheveux, avant d'effleurer rapidement mes lèvres encore sucrées par la gelée fruitée. Puis il hausse un sourcil tout en désignant du menton, le livre posé sur mes genoux.

«Je lis le premier chapitre. Il parle du budget que nous allons devoir consacrer au bébé ».

Il acquiesce. « Et quel est ton estimation ? ». « Et bien... je pense qu'il va falloir nous habituer aux pâtes à l'eau ».

Mon sourire est moqueur, à vrai dire je n'ai lu que le premier paragraphe.

Mais Tom écarquille les yeux, m'arrachant le livre des mains avant de commencer sa lecture à voix haute. «Siège auto : 70 dollars. Mais nous n'avons pas de voiture, ce ne sera donc pas nécessaire ».

« Détrompe toi, ils ne me laisseront pas quitter la maternité si je n'ai pas de siège auto, c'est indiqué à la page suivante ». Tom fronce les sourcils, mais poursuit sa lecture.

« Couches : 13 dollars pour un paquet de 48. Et on change un bébé... ». Il parcoure les pages suivantes. « ...6 à 10 fois par jour. Oh mon dieu ».

Je reprends le livre, continuant notre énumération « Biberons : 10 dollars. Berceau : 200 à 500 dollars. Ils précisent que certains parents préfèrent utiliser un couffin, alors que d'autre utilisent un lit à barreau, pour plus de sécurité. Ca veut dire qu'il nous faut les deux ? ».

Je le vois secouer la tête, il semble aussi perdu que moi.

« Thermomètre, pompe aspirante pour le nez, ciseaux à ongles : 25 dollars ». Je n'ai aucune idée de ce à quoi ressemble une pompe aspirante pour le nez. Et encore moins à quoi elle sert.

« Baignoire et accessoire pour le bain : 40 dollars. Poussette : 200 à 300 dollars ». Je commence à sentir la panique me gagner. Je ne pensais pas que les dépenses s'élèveraient à un tel niveau. Nos économies ne suffiront pas.

« Layette : 100 à 200 dollars. Moniteur : 20 dollars. Table à langer : 100 dollars sans compter le matelas ! ».

Je me mors nerveusement la lèvre, et voyant mon trouble, Tom réplique : « Calme-toi Bill. Nous allons nous débrouiller ». « Mais Tom la liste est loin d'être finit ! Il manque encore les tétines, les bavoirs, les... ».

Je ne peux finir ma phrase, Tom refermant doucement le livre avant de se rapprocher de moi. « Nous allons nous arranger ». Un petit silence s'installe avant qu'il ne murmure : « Je...je vais me trouver un job »

Je m'écarte brusquement, le fixant avec surprise « Tu...quoi ? ».

« J'avais déjà réfléchi à cette solution. Même si je pensais attendre que tu te sois adapté à notre nouvelle vie. Mais nous avons mal estimé notre budget, et je pense que c'est la meilleure chose à faire ».

J'hausse la voix. « Et...et tu crois que me laisser seul dans cet appartement, c'est ca, la solution miracle ? ». Mes yeux me piquent et ma gorge se serre. Je ne veux pas qu'il parte. Je ne veux pas rester seul dans ce grand appartement vide.

« Ne dis pas n'importe quoi. Bien sûr que je préférerais rester ici avec toi, mais ce n'est pas possible... Je veux que tout soit prêt quand le bébé arrivera »

Une larme glisse le long de ma joue. Encore un sacrifice. Cela ne s'arrêtera t'il donc jamais ? Sentant mon désarroi, il caresse tendrement ma main, avant d'effleurer mon ventre du bout des doigts.

Je détourne alors les yeux, prenant conscience que s'il fait cela, c'est pour nous. Pour nous, et pour notre future vie à trois. Et moi qui démarre au quart de tour...je suis ridicule.

« Bill... ». Je lui adresse un faible sourire, cherchant à me faire pardonner, mais avant d'avoir pu émettre le moindre mot, je sens ses lèvres se presser contre les miennes.

Je ferme alors les yeux, profitant de cette délicieuse sensation. Je l'aime, et je ne pourrais jamais lui en vouloir vraiment. Et lorsque qu'enfin, il se détache de moi, je sais qu'il l'a compris.

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Voilà =) Un grand merci pour tous vos commentaires ^_^

Bon maintenant ce sont les chiffres qui débarquent dans ma fiction, mais pas mal de monde m'avait demandé, d'où sortait l'argent pour le loyer et donc j'espère que cette réponse vous satisfera ^^

Bisous<33
Lucy**


Sandra: O.o Fini ? Nan elle est pas finie, mais je ne peux pas poster tout les jours non plus hein --' La suite est en partie écrite mais pas encore terminée, voilà.

# Posté le jeudi 28 février 2008 14:10
Modifié le mardi 04 mars 2008 14:36

Chapitre 8

Chapitre 8


Je m'accroche maladroitement à la cuvette des toilettes, agrippant désespérément mes doigts à l'émail glacé, alors que mon corps est agité de violents haut le c½ur. Foutus nausées. Encore trois mois à tenir dans cet état...

En ce moment, elles deviennent de plus en plus fréquentes, pouvant me prendre par surprise à n'importe quel moment de la journée. J'ai alors la désagréable impression d'assister, impuissant, à la dérive de mon corps. Un corps qui ne m'appartient plus tout à fait, à présent.

Et Tom. Il devrait être là, en train de soulever délicatement mes cheveux, tout en caressant mon dos par de larges mouvements circulaires, pour tenter de calmer mes tremblements compulsifs. Mais ce matin, il doit se présenter à un entretien d'embauche à proximité de l'East Village et je suis donc resté seul à l'appartement.

Mon front se plisse et mes tempes deviennent douloureuses, alors que mon estomac se contracte une dernière fois, me laissant hagard contre le carrelage froid. Je me laisse alors glisser contre le mur, rejetant ma tête en arrière pour laisser mon petit c½ur affolé se remettre de ses émotions.

Ces nausées matinales sont plutôt violentes, et épuisent mon organisme rapidement. Je me demande parfois, si ce n'est pas un signe de mon corps m'indiquant qu'il n'est tout simplement pas prêt, à recevoir son nouvel habitant. Tom aussi est inquiet, mais dans les jours qui viennent, nous allons revoir mon obstétricien après avoir effectué une deuxième échographie.

Nous allons enfin pouvoir voir l'image de notre enfant sur un petit écran. Nous pourrons peut être même écouter les battements de son c½ur...

A cette pensée, j'esquisse un sourire idiot, ressentant à peine le contact de mes pieds moites sur le sol glacé et le goût amer laissé dans ma bouche.

[...]

La porte claque dans un bruit sourd. Je suis blotti dans un fauteuil en train de feuilleter distraitement le Billboard Magazine, la douce lueur passant à travers la vitre, venant éclairer les pages de papier glacé.

Tom s'accroupit alors en face de moi, posant ses genoux contre notre tapis duveteux, avant de passer délicatement une main contre ma joue. J'ancre mes prunelles sombres dans ses yeux fatiguées, profitant de la caresse de ses doigts rêches et glacés qui contraste avec la chaleur de ma peau diaphane.

Des fossettes s'impriment dans le creux de ses joues, alors qu'il dépose ses longs doigts fins derrière mon cou, tentant de rapprocher ma bouche rosie de sa jumelle.

Ma nuque est parcourue d'un délicieux frisson, et mes paupières papillonnent dans un mouvement désordonné alors qu'il approche ses lèvres refroidies des miennes. Je peux sentir son souffle délicat sur ma bouche offerte, et ses longs cils frôler ma peau en une douce caresse.

Le contact est électrisant, comme dans un éternel recommencement. Et mes doigts se crispent et s'agrippent à sa veste, dans une tentative désespérée de le rapprocher encore d'avantage de mon corps.

Ce lien entre nous m'est juste essentiel.

[...]

Réunis autour d'une infusion, j'interroge Tom à propos du déroulement de son entretien. Il a postulé dans une petite pizzeria familiale. « Je pense que cela ne s'est pas trop mal passé ».

J'acquiesce lentement, laissant ma petite cuillère tourner dans le liquide bouillant, dissipant les quelques grains de sucres qui s'y sont déposés.

« J'aurais une réponse au cours de la semaine prochaine ». Bien. L'attente, encore elle.

[...]

Le lendemain

« Bill ? ». La voix claire de mon jumeau résonne à travers l'appartement.

J'enlève une poussière imaginaire de la manche de ma veste, avant de me saisir de mon sac blanc, pour rejoindre rapidement Tom, qui se trouvent déjà sur le palier.

Nous disposons encore d'une heure avant notre rendez-vous chez l'échographiste, mais Tom craint que nous ne soyons en retard. Il n'a aucune confiance dans le métro newyorkais, encore moins dans les taxis privées.

Nous arpentons alors ce chemin à travers la grande pomme, qui, au fil des mois, me deviendra de plus en plus familier. Le talon de mes santiags tapant contre le sol en goudron, dans un bruit des plus désagréables.

Au détour d'une avenue, Tom me prend la main, avant de poser sur moi un regard rempli de tendresse.

Ses yeux pétillent et je lui rends son sourire. Mais je sens bien qu'il est aussi anxieux que moi, même si il tente de ne pas le montrer. Il ne peut rien me cacher, je suis son jumeau après tout. L'autre partie de son âme et de sa vie.

« Je suis certain qu'il ira bien, Tomi ». Il resserre son emprise sur ma main, avant d'entrer à ma suite dans le hall de cet immeuble moderne.

[...]

Je suis allongé dans un fauteuil confortable, et l'échographiste est en train de m'enduire l'abdomen d'un gel aqueux, pour faciliter le passage des ultrasons à travers ma peau. Ce contact est froid, et je regarde ses doigts gantés passer et repasser sur ma peau.

Tom est assis à coté de moi, jouant distraitement avec ma main, dans l'espoir de me calmer. Mais j'ai tellement hâte de le voir. Et surtout, je veux m'assurer qu'il va bien, que son développement se déroule normalement.

Je sais que notre gémellité risque d'avoir des conséquences néfastes sur sa santé. Tom et moi en avons beaucoup parlé, mais comme sur bon nombre de points, nous nous sentons impuissants. Nous ne pouvons qu'attendre. Attendre et espérer un jour, être rassurés.

L'échographiste pose finalement la sonde contre mon épiderme, balayant d'un geste de la main toute la surface de mon ventre. Je peux voir ses yeux d'un bleu profond scruter l'écran qui se trouve derrière moi, à la recherche d'une partie visible du corps de notre futur bébé.

Il s'arrête finalement au bout de quelques instants, avant de tourner l'écran vers Tom. Je fixe ses traits si semblables aux miens, cherchant à déceler la moindre expression de son visage.

Je vois alors apparaitre comme au ralenti, un sourire au coin de ses lèvres, laissant apparaitre ses petites dents blanches et l'éclat métallique de son piercing. « Bill... »

Rassuré, je détourne alors mon regard vers l'écran, pour apercevoir la silhouette du bébé. Enfin...pour l'instant on dirait plutôt une petite souris. Le technicien nous montre alors sa tête et son estomac, qui ne semble pas très différents pour nos yeux inexpérimentés.

D'après lui, tout va bien, et tout semble en place. Je ne peux retenir un soupir de soulagement, même si je ne serais totalement rassuré que lorsque j'entendrais l'obstétricien nous le confirmer.

Tom continue de broyer ma main, ne pouvant détacher son regard de cette petite tâche en noir et blanc. Et alors que je le fixe, attendri par son air quelque peu hébété, j'entends un bruit sourd résonner dans l'air. Un bruit sourd, mais régulier, qui résonne de plus en plus fortement à travers mes tympans.

Ces pulsations sont rapides et je comprends alors qu'il s'agit des battements d'un c½ur. Nous sommes en train d'écouter les premiers battements du c½ur de notre enfant.

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Un grand merci pour tout vos commentaires et pour toutes vos visites =)

J'espère que cette suite vous plaira ^^. Je préviens tout le monde dans la soirée, là je dois filer =)

Et n'hésitez pas à commenter, j'adore lire vos spéculations, vous me posez plein de colles d'ailleurs xD

Et si vous avez deux minutes xD, je suis inscrite sur cet annuaire, donc si vous pouviez me mettre une petite note ? =)


Bisous<33
Lucy**


Edit: Encore merci pour tout vos messages =) Je suis heureuse de voir que mon histoire continue à vous plaire ^_^ La suite au cours de la semaine prochaine, en début de semaine je pense :p
Et Nina, si tu passes par là, pas de problème je te préviendrais pour la suite =)

# Posté le vendredi 07 mars 2008 10:11
Modifié le mardi 18 mars 2008 08:55